Petite et Grande Histoire des Sœurs

Petite bible
Notre sainte Genèse Merveilleuse
Nos saintes écritures de ce magnifique chaos que sont les Sœurs.
Ou, comment la Grande histoire de l’ordre International des Sœurs
Vient enrichir notre petite histoire …
Celle du couvent des Traboules.
Et celle de Lyon…

IL Etait un fois, les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence,
elles sont nées en 1979 avec quatre bons copains. Un jour de Samedi Saint, ils ont revêtu les authentiques robes de nonnes. Armés de mitraillettes en plastique rose bien sur, et ils/elles déboulent dans Castro, la Mecque gay et lesbienne de San Francisco. Le choc, la surprise, leur bonne humeur, leur écoute, leur message de paix, de rejet de la honte, de rejet de la culpabilité stigmatisante, allait faire de ce moment de Pâques, et de ses copains délurés et foutraques, débordant de joie, nos Sœurs Frondeuses. (Rappelons simplement que nous sommes en l’an 10 de l’après Stonewall (1979), que l’épidémie de sida ne fait pas encore ses ravages. Les interventions de nos Sœurs se fondent sur deux vœux principaux : « expiating stigmatic guil » et « promulgating universal joy ».) L’expiation de la culpabilité stigmatisante doit permettre à toutes celles et ceux qui souffrent de la haine des autres et de la haine de soi-même de rejeter les fondements de base de la société patriarcale visant à diviser le monde en deux catégories, le mâle hétérosexuel dominant et les restes de l’humanité. Dans ces restes, se trouvent pêle-mêle les femmes, les homosexuels et tout ce qui rentre dans le moule conçu pour humilier les individus et détruire toute velléité de révolte. Voilà tous les ingrédients réuni, le nom de « The Sisters of Perpetual Indulgenge Inc. » pouvait être créé et enfin déposé, accompagné des vœux qu’aujourd’hui encore chaque sœur du monde entier prononce en rejoignant le mouvement.

en 1989, nos aînées françaises prennent contact avec la Maison Mère de San Francisco lors d’un voyage qui n’était pas initiatique pourtant ! L’année suivante, Sœur Rita du Calvaire de Marie-Madeleine car-Elle-aussi-a-beaucoup-souffert, Sœur Thérèse Ravière de Cul et Lard, Sœur Marie Mongolita des Fientes, Sœur Ginette de la Vache Molle et Sœur Plat-du-Jour/Tous-nos-Prix-sont-nets sont les premières Françaises élevées dans l’Ordre des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence. Le Couvent de Paris est élevé devant l’église de la Sorbonne, (voir le site des sœurs de Paris pour en savoir plus).

en 2000, Sœur Marie-God élevée au Couvent de Paris, elle-même fille et descendante d’une fondeuse du couvent de Paris, sœur RITA du Calvaire, Archi-Mère, ….j’espère que vous suivez, (si non voir le tableau sur notre site, page arbre gynécologique. Sœur M-God, donc, fonde le couvent des Chênaies sur les terres de Provence(voir le site de ce couvent pour en savoir plus). De ce beau couvent naitront de belles sœurs et gardes cuisses. Jusqu’à la naissance de Sœur Presla, qui donnera le jour à Sœur Ulricka.

En 2011, le couvent des 69Gaules était ‘Erectionné’’ dans cette bonne ville de lyon, capital des GAULES. Les fondatrices de ce couvent, Sœur Ulricka, Sœur Anna-Maria, Sœur Eva. Et bien d’autres merveilles aussi pour la plus grande joie des lyonnaises.

Et en 2015, c’était notre tour, Sœur Bérénice, Sœur Fatima, Sœur Lola-Rosa, de fonder le Couvent des Traboules, un 25 décembre, entre deux tranches de bûche au beurre et avec un fond de bouteille de champomy… (pour en savoir un peu plus long sur le pourquoi, voir notre article sur la page  »journal de bord »)…

Quelle Organisation, mon dieu, mon dieu !!!
Comme toute structure associative, nous nous fondons sur le bénévolat et l’engagement. Il n’y a pas de salarié(e) chez les Sœurs. En général, nous nous réunissons au sein de nos couvents une fois par mois au moins (autour d’un bon verre ou d’un thé) en Chapitre. Les synodes une à deux fois par an, en fonction de l’actualité, en Concile et, au niveau international, une fois tous les deux à trois ans, en Conclave…… woui, ça rigole, ça rigole, imagine une nuée de folles dingue…. Bref ! Ce sont souvent des moments très forts où le sens de notre engagement prend une dimension toute autre, du fait du nombre de Sœurs présentes à ces rassemblements.
Enfin et en outre, nous fonctionnons régulièrement en inter-couvent sur des moments phares de notre vie : séjours de ressourcements organisés le plus possible une fois l’an pour les personnes touchées ou concernées par le VIH, les Universités d’Eté, les Marches des Fiertés, le festival Solidays pour les plus riche, et diverses autres actions dés que nous pouvons les partager…

Comptez vous les filles, ça fait combien ?
Le nombre des Sœurs n’est connu de personne, et est ce bien important ?, point n’est besoin d’être un grand nombre pour faire du bruit. Notre nombre, n’est connu probablement que de Sainte Pouffe, patronne des couvents de France. Il faut quand même dire cependant, et pour être clair, que l’engagement chez les Sœurs est avant tout une démarche personnelle et donc individuelle. Que celui-ci sera la base du parcours de chacune d’entre nous. Certaines Sœurs sont en habit une à deux fois par an, d’autres une à deux fois par semaine. Celles qui veulent prendre un peu de recul par rapport à leur engagement ou se reposer sur un période indéterminée se mettent en congélation ou en lévitation, elles comptent cependant dans nos effectifs bien qu’elles ne sortent pas ou très peu. Enfin, les postulantes (premier stade d’un parcours, avant de porter le voile blanc de la novice) comptent en tant que civils dans nos effectifs mais ne sont pas encore des personnages à part entière.
Voilà voilà… c’est déjà pas mal comme info…

Après cette lecture et pour vous remettre de vos émotions
Il est conseillé de prendre un bon verre, genre Din tonic, à votre bonne santé